Translate

mercredi 8 juin 2016

Assurances et droits de sortie!

Dans le meilleur des mondes, on partirait tous la tête paisible en étant convaincu que tout ira bien lors de notre voyage : Pas de maladies, pas de blessures, pas d’intoxication.

Dans la vraie vie, malgré le voyage, on est parfois malade à l’autre bout du monde, on se casse une jambe dans un sentier célèbre ou on est victime d’un fruit mal lavé. Et ça tourne mal... Ou peut-être pas si on est bien assuré.


D’abord, au Québec, on a la RAMQ. Elle couvre tous les frais, quels qu’ils soient, quand il arrive un pépin au Québec. Mais si tôt que l’on franchit la frontière vers ailleurs, elle n’est plus notre alliée. En cas de frais médicaux, elle ne couvrira que jusqu’à un maximum de 100,00$ par jour. Qu’arrive-t-il avec les suppléments de ce plafond? Tout dépend si nous avons souscrit à une assurance voyage parce que c’est à ce moment précis que cette dernière entre en oeuvre. Encore faut-il avoir souscrit à cette  assurance... Avant de partir!


Pour être assuré avec la RAMQ, il faut être résident du Québec et ne pas être absent du territoire québécois plus de 183 jours par année. Par contre, les séjours de moins de 21 jours ne sont pas calculés et tous les sept ans, il est autorisé de quitter le Québec pour une année complète, soit du 1er janvier au 31 décembre. Il suffit de faire la demande auprès de la RAMQ au moins trois mois avant le départ.

N’oubliez pas que « territoire québécois » veut dire au Québec. Le reste du Canada ne fait pas partie de l’équation et il nous faudra une assurance, même pour un aller-retour au Nouveau-Brunswick ou en Ontario. Dès que nous quittons les limites du Québec, la RAMQ ne couvre plus les frais se rapportant à notre état de santé.

Pour pallier les frais occasionnés par un problème accidentel ou médical, il nous faut prendre une assurance maladie de voyage offerte par une assurance privée. Cette assurance prendra le relai pour tous les frais encourus assurables à votre contrat. Il est important d’être tout de même couvert par la RAMQ puisque l’assureur couvre en lien avec votre assurance territoriale. Si pour une raison ou une autre, vous n’étiez plus couvert par la RAMQ, il vous faudrait prendre une assurance de type expatriée. Celle-ci est beaucoup plus onéreuse, mais c’est une option qu’il est toujours possible de prendre.

De plus, l’assurance médicale de voyage n’est valide uniquement qu’en cas de maladie ou d’accident qui n’étaient pas préexistants. Par exemple, si vous décidiez de partir malgré un rhume sans en avertir votre assureur et que pendant votre voyage, votre rhume se transformait en pneumonie nécessitant des soins, votre assureur pourrait refuser de payer pour cause de maladie existante. Aviser son assureur de tout changement à son état de santé avant de partir est certainement la meilleure solution.

Si vous souffrez d’une maladie permanente et que souhaitiez tout de même voyager, il est possible de le faire si votre état de santé est stable. Normalement, la plupart des assureurs demandent un délai d’au moins 90 jours pendant lequel votre maladie n’a pas progressé, que votre médication n’a pas changé et que votre médecin n’a pas remarqué de changement notable. Vous pouvez donc vous aussi profiter des joies de voyager. N’oubliez pas de demander vos prescriptions et d’en garder une copie. De plus, apportez avec vous vos médicaments pour toute la durée de votre voyage. Il est parfois difficile d’avoir accès aux médicaments dans certains pays.

Aussi, consultez le site du Gouvernement du Canada pour connaitre les conditions de sécurité du ou des pays que vous souhaitez visiter. Lorsque le Gouvernement émet un avertissement, les assureurs refuseront de vous assurer ou de vous indemniser en cas de besoins. Pour certains pays, l'avertissement concerne l'ensemble du pays, il vous sera donc impossible de vous y rendre en toute sécurité, tandis que pour d'autres, il ne sera émis que pour une partie du pays. Dans ce cas, vous pourrez voyager dans ce pays à la condition de demeurer en zone sécuritaire.



Finalement, avant de prendre une assurance privée, consultez vos cartes de crédit ou votre assurance collective. Ces dernières offrent souvent la couverture voyage allant de 3 à 60 jours. Si c’est le cas, vous n’aurez donc pas besoin de souscrire à une autre assurance. Il vous suffira d’en aviser la compagnie pour laquelle vous êtes couverts.

Par contre, si votre voyage est d’une durée plus grande que l’offre de votre carte de crédit ou de votre assurance collective, prenez le temps de demander une soumission à une assurance privée pour toute la durée de vos vacances afin d’éviter les mauvaises surprises si vous deviez être hospitalisé lors du transfert des deux assurances. Par exemple, votre assurance collective offre une assurance voyage jusqu’à 30 jours, mais votre voyage est de 45 jours. Vous souscrivez donc à une assurance complémentaire pour les 15 jours supplémentaires. À votre 21ême jour de voyage, vous avez un accident d’auto et êtes hospitalisé pour diverses blessures. Lorsqu’arrivera la fin de votre assurance offerte par votre assurance collective, soit 9 jours après votre accident, l’assurance complémentaire que vous aviez prise pourrait refuser votre couverture et rompre le contrat puisque votre état de santé n’est pas stable et que vous avez maintenant une condition préexistante.

Voyager la tête libre est certainement ce qu’il y a de mieux. Même en prenant toutes les précautions, on n’est jamais vraiment certain de ce que l’avenir réserve... En voyage ou pas! C’est pourquoi, prendre le temps de réfléchir à nos besoins d’assurance est à prendre au sérieux. Certains pays offrent des soins médicaux très abordables tandis que d’autres peuvent nous hypothéquer pour le reste de notre vie, et même au-delà.

Demandez plusieurs soumissions. Prenez des notes. Parlez à d’autre voyageurs. C’est toujours mieux quand on est bien informé.

Soyez prudent!

Aucun commentaire:

Publier un commentaire