Translate

dimanche 21 janvier 2018

Bonheurs d'hiver!

Nous avions presque oublié la beauté de l'hiver... Quand tout se tapisse de blanc et que le paysage offre la magie qu'on ne retrouve qu'ici.


Certains l'appellent la saison morte. Mais nous ne sommes pas d'accord. Il y a de la vie même si elle se cache dans ce que l'on regarde moins. Peut-être est-ce parce que l'on sort moins? Ou c'est que nous ne prenons pas le temps de voir?

À trop se plaindre qu'il fait froid, qu'on doit s'habiller, que l'auto est glacée ou que l'on manque de lumière, on oublie que l'hiver, c'est dans les détails que ça se passe.




C'est dans la glissade que l'on fait à côté de la maison, c'est dans les promenades dans le bois à chasser les traces de chevreuils ou de coyotes, c'est dans les «lichettes« de neige quand on a soif, c'est dans le chocolat chaud après une journée de joues rouges et de doigts gelés, c'est dans le livre qu'on lit dans la doudou quand la maison est calme.






L'hiver est plus silencieux, plus sauvage. Il demande de l'attention et du désir. Mais quand on l'a apprivoisé, on ne peut que constater qu'il est doux, tendre et que l'on a envie d'en profiter!

mercredi 10 janvier 2018

Du bon pain maison!


Je fais mon pain tous les jours... Ou presque. Je fais aussi des crêpes, des gaufres et des bagels. Des chocolatines ou des croissants aussi.

Ma recette de pain m'est plutôt personnelle puisque j'ai fait plusieurs tests avec d'autres recettes et qu'il manquait toujours un petit quelque chose. J'ai gardé ce que j'aimais et j'ai inventé MA recette. N'hésitez pas à faire des modifications vous aussi et cuisinez VOTRE pain.

Donnez-moi vos commentaires quand vous essayerez. Et partagez ce que vous changerez.

Ingrédients :
1,5 tasse d'eau chaude
1 cuillère à soupe plein de levure traditionnelle
1 cuillère à soupe de miel (Idéalement non pasteurisé)
0,75 cuillère à soupe de sel
1 tasse de farine de blé
3 tasses de farine tout usage non blanchie
Un peu de beurre

Préparation :
- Mettre l'eau chaude dans un bol et y ajouter la levure traditionnelle et le miel. Mélanger jusqu'à dissolution et laisser monter la levure une dizaine de minutes.
- Ajouter le sel et mélanger.
- Ajouter la farine de blé et 2 tasses de farine tout usage non blanchie et mélanger. La pâte sera collante.
- Verser le reste de la farine tout usage non blanchie sur le comptoir (Ou une table). Faire tomber la pâte dans la farine.
- Pétrir en pliant pendant environ cinq minutes. La farine n'aura pas pénétrée en totalité.
- Laisser la pâte sur le comptoir, la couvrir avec un linge sec et propre et la laisser monter autour de trente minutes.
- Pétrir la pâte avec le reste de la farine pendant environ dix minutes.
- Beurrer un plat en n'oubliant pas les rebords.
- Rouler la pâte dans la farine (Juste pour couvrir) et la mettre dans le bol.
- Chauffer le four juste assez pour qu'il soit chaud et y mettre le bol contenant la pâte recouvert du linge propre que vous aurez mouillé à l'eau chaude.
- Laisser monter jusqu'à ce que la pâte touche le linge. Retirer celui-ci.
- Laisser monter pour un total de deux ou trois heures.
- Cuire à 350F pendant quarante minutes.

La croûte sera croustillante et la mie très moelleuse. J'emballe toujours mon pain dans le linge mouillé à sa sortie du four pour rendre le pain très mou, mais garder sa croûte.

J'aime ajouter des graines de tournesol ou du chanvre de temps en temps.
Pour un pain plus «cochon», j'y ajoute des rondelles de chocolat noir ou je l'abaisse avec de la cassonade avant de le pétrir.

Nomades ou pas?

On m'a dit dans les derniers mois que nous allions devoir changer de nom. La raison? Nous n'étions plus de vrais nomades!

Pour de vrai là? Vous le pensez vraiment?

Je suis d'accord pour admettre que nous ne sommes plus tout à fait «fulltimer». Quoi que si nous avions loué une maison, nous pourrions le dire, mais que comme nous avons acheté un monde à nous ça nous devient interdit. Je n'ai pas vraiment envie d'argumenter alors on vous le concède : On est des «halftimer».

Mais nous ne sommes plus des nomades?

Selon le Petit Larousse, voici la définition d'un nomade, et à l'inverse celle de sédentaire :



Compte tenu que, même si nous sommes six, je ne peux pas nous entrer dans les catégories «Peuples» ou «Sociétés», je passerai droit pour la première définition. Mais je porterai attention à la deuxième!

Changer d'emploi presque chaque année selon ce qui se présente et voyager six mois (Ou plus) par année me semble une bonne explication et ne peut assurément pas s'appliquer aux sédentaires.
Alors... Que ce soit dit : «On est des nomades».

Est-il nécessaire de se catégoriser, se cataloguer, se définir?
Pourrait-on seulement s'adapter, se modifier, changer?
Pourrions-nous n'être que réel, vrai et en vivre?

Il y avait peut-être un peu d'envie? Un brin de jalousie? Je ne saurais le dire et je ne m'avancerai pas dans le jugement. Nous n'avions pas à nous justifier sauf que j'avais envie de le dire. Nous avons vécu des années extraordinaires. Nous vivrons d'autres années tout aussi extraordinaires. On a juste eu envie de se retrouver dans un coin de planète où il n'y avait pas de «pusher» diesel à 5h du matin, de gars saouls qui se battent autour du feu ou de gamins abandonnés par des parents qui prennent un break. La vie en camping, quand c'est permanent, vous fait voir le revers de la petite fin de semaine de vacances... Et ce n'est pas juste du beau. C'est même plutôt triste et souvent bien laid.

On est six nomades qui «nomadent» moins loin et moins longtemps! Mais un nomade, ça le reste dans le cœur, dans l'âme et pour toujours.

mardi 14 novembre 2017

Cuisine de nomades!

Mangez-vous juste des hamburgers ou des hotdogs? Vous devez aimer les sandwichs? Vous allez souvent au restaurant?

Ces questions, elles reviennent souvent! Pour y répondre : Non, on ne mange pas que des hamburgers ou des hotdogs. Oui, on aime les sandwichs même si on n'en mange pas aussi souvent que vous le pensez. Non, on ne mange pas au restaurant. Je dirais presque jamais. Je compte sur les doigts d'une main les fois où c'est arrivé cette année! 

Mais vous mangez quoi alors? C'est une excellente question!

Manger est un réel plaisir bien avant de n'être qu'une nécessité. On adore manger et on mange de tout. Mais pour moi, manger doit aussi être synonyme de qualité. Je cuisinais avant que l'on voyage. Je cuisine encore... presque tout en fait.



Du yogourt au pain en passant par chacun de nos repas principaux. Des desserts aux déjeuners. Des collations aux lunchs de route. Je cuisine tout et je désire que nos aliments soient naturels et sains. Nous ne voulons pas de gélatine, d'aliments transformés, d'OGM, de sucralose ou de toutes formes de mots avec trop de lettre qu'on ne peut prononcer et qui changent la valeur de ce que l'on mange.

Que l'on voyage ou pas, c'est une priorité pour nous. On a donc adapté notre cuisine de nomades pour cuisiner comme avant et comme à la maison. Parce que dans le fond, on est à la maison! Et surtout... Ce n'est pas parce que l'on est en camping que l'on est obligé de manger «tout croche».

Même avec moins d'espace, d'ustensiles, de plats ou d'appareils, je peux tout faire. Il suffit d'un peu d'envie et de beaucoup d'imagination.

J'ai donc décidé de vous partager mes recettes et trucs pour vous permettre, et vous donner le goût, de bien manger même quand vous partez.

Vous avez des idées ou des suggestions? Vous désirez une recette? Écrivez moi!!!

lundi 16 octobre 2017

En attendant de repartir...

Je ne me souviens pas d'avoir vécu un aussi bel automne. C'est peut-être que la vie nous voulait ici un bout de temps et qu'elle a mis du bonheur pour nous garder plus longtemps. J'espère qu'elle nous offrira un hiver plein de neige pour prolonger le plaisir d'en profiter.

En attendant de repartir, on savoure la beauté de notre bout du monde. Les couleurs ajoutent de la joie et la chaleur ajoute de l'été... qu'on n'a pas vraiment eu!




Le silence a pris la place aux bruits qu'on n'en pouvait plus d'entendre. La nature a pris la place à la ville qu'on n'en pouvait plus de vivre. C'est lent et apaisant. C'est simple!











On marche dans le bois, on passe des heures à explorer, on s'assoit pour regarder, pour rire, pour vivre. Les fleurs poussent, les arbres bourgeonnent, les papillons virevoltent, les oiseaux chantent.

En attendant de repartir... On prend le temps de rester!

mardi 22 août 2017

Camp de base pour les jours froids ou fatigués!

Ça fait déjà plus de quatre ans. Je l'écris et je ne sais pas si je dois le croire. Quand j'y pense, c'est un peu fou dans mon esprit. C'est long et court à la fois. C'est plus qu'on ce que l'on avait imaginé, mais ce n'est pas encore assez. 

Je n'aurais pu imaginer de plus belles années avec mes enfants, avec André. Nos vies sont à jamais liées par un sentiment d'aventure, de paix et de conviction.

On rêve maintenant d’été. D’en profiter et de le savourer. De ne pas juste le travailler. On a envie de changer ce qui est devenu de la routine et du trop connu pour redécouvrir le voyage à travers les beaux mois. Il y aura plus d'un été. On en espère tout plein. 

Il y aura donc des hivers où le froid nous fera quitter notre nid qui ne pourra plus être le cocon. Parce que l'on doit être six mois ici, si on part l'été, on ne pourra pas repartir quand la nature s'endormira sous ses draps blancs. 

On rêve maintenant aussi de silence et de racines. De se laisser grandir. De ne pas juste s’en aller. On a envie de changer ce qui est devenu de la routine et du trop connu pour redécouvrir le voyage à travers le désir de rester.

Il y aura donc aussi des moments où on restera pour regarder la vie s'écouler. Pour ne pas ressentir l'obligation de partir et se donner le privilège de choisir.


On s'est offert un camp de base qui nous gardera au chaud, et dans lequel on se reposera lors des jours fatigués. On s'est offert un lieu où nos rêves auront la liberté d'exister et où le repos aura la possibilité de s'arrêter.

Est-ce que c'est le sédentaire qui parle plus fort? C'est plutôt les voyageurs qui crient leur liberté. On veut s'ouvrir à l’ailleurs sans le compromis du départ. On veut tout sans limites. Il y a un mois, on n'en parlait même pas. Dans deux semaines, on s'y installera. On ne perds pas de temps à réfléchir, on vit tout simplement.

On reste Six Nomades... On le sera toujours! Parce que l'on est six et parce que l'on est nomades! C'est inscrit sur nos âmes et ça fait partie de qui nous sommes. C'est seulement que l'on a la maison qui part et que l'on a la maison qui ne va nul part. On aura les deux parce qu'on a le droit de tout avoir.