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samedi 23 juin 2018

Parc National du Bic et Site Maritime de Pointe-au-Père

Depuis que nous sommes ensembles (Tout près de 18 ans!), André et moi n’avons jamais pris de vacances en été. Par obligation, mais surtout par choix. On aime voyager l’hiver pour le calme et la douceur. En été, il y a trop de monde, de vitesse... De tout. Cette année, on a eu envie de devenir voyageur de notre monde. On ne savait pas quand, ni où, ni combien de temps on partirait. On avait une vague idée : Les Maritimes peut-être. Mais bon... Vous savez qu’on aime changer d’idée et qu’on adore l’inconnu (On s’excuse Annie). L’occasion s’est alors présentée, à la dernière minute comme toujours! On a fait nos bagages, préparé la fifthwheel et on a pris la route, tout simplement.

On voulait la mer... On y est donc allé! Un beau grand détour tout au bout du Québec. Notre route sera lente pour prendre le temps de vivre chaque instant. On ne sera pas loin des Maritimes sauf qu’on ne s’y rendra pas. Une autre fois ou un autre peut-être!

Après un arrêt obligé à Lévis, où on en profite pour voir des gens qu'on aime, c’est au Parc National du Bic que nous avons lancé notre voyage. Des randonnées et la nature nous attendaient. Parfait pour ce en quoi on est « nous ».


On a donc marché : Sur les roches, dans les sentiers, dans l’eau. Il y avait des phoques, des eiders à duvet, des renards, des chevreuils, un aigle à tête blanche, des colverts. Il y avait la forêt verte du printemps et le fleuve changeant pour devenir grand. Par moment, on emprunte le rivage, à marée basse, pour continuer sa marche. À d’autres, on grimpe ou on escalade. Ce n’est que du beau!





















Avant de repartir, une journée brumeuse et un peu pluvieuse nous permettait de visiter le Site Maritime de Pointe-au-Père. Ce fut assurément, et à l’unanimité, une très belle découverte. Nous avions déjà auparavant visité un sous-marin ainsi que plusieurs musées. Nous savions à quoi nous attendre. Et bien non... On ne le savait pas! C’était bien mieux que ce que nous attendions.


D’abord, au musée dédié au bateau « Empress of Ireland » qui a coulé en 1914 après une collision avec un brise-glace, on y a renconté des gens passionnés de leur musée, de leur travail. On ne connait pas votre nom, mais merci pour votre enthousiasme. Peut-être vous reconnaîtrez-vous si je vous dis que nous y étions le 18 juin entre 15h et 16h15. Grâce à vous, on en connait tellement plus sur ce naufrage et ce magnifique bateau que les circonstances ont laissé dans l’oubli. Nous souhaiterions toujours avoir sur notre route des gens comme vous!

Le musée est vraiment bien aménagé. Tout est pensé pour nous permettre de connaitre l’Empress of Ireland sans compter que plusieurs des installations sont composés de pièces du navire (Comme les comptoirs de Teck ou chacune des lettres d’identification). Il faut aussi voir le film qui raconte le « avant » du naufrage. Non seulement le film est intéressant, mais ça vaut la peine d’arriver quelques minutes à l’avance pour vivre l’expérience d’attendre : Vous êtes filmés! On ne sait pas si les enregistrements sont écoutés, mais on a adoré faire quelques niaiseries!!! Il y a du temps, de l’amour et de la joie qui ont été investi dans ce musée-là. On voudrait que ce soit toujours ainsi.






Tout à côté, c’est le sous-marin Onondaga qui nous attendait. Un vrai de vrai sous-marin ayant servi de longues années. Il est le seul accessible au public au Canada. Au début de la visite, on nous remet une « patente audioguidée »! (Je sais bien que ce n’est pas ainsi que ça s’appelle, mais on n’avait pas le nom exact alors c’est la suggestion qui m’a été donnée par les enfants :-D). En gros, c’est un appareil qu’on met au cou et qui ressemble à un téléphone. À l’aide de numéro affiché, on écoute les explications d’un sous-marinier de l’Onondaga. Nul besoin de spécifier que c’est vraiment intéressant et que l’on peut imaginer la vie à bord de ce lieu fermé. Viveriez-vous cloîtré sous le niveau de la mer pendant des mois avec 70 personnes?







Finalement, l'eau est bien salée ici, mais pas encore assez. On ne voit presque plus de l’autre côté du fleuve, mais on y voit encore trop. Il est temps de continuer. Là où il n’y aura que du sel et où on ne verra que l’horizon.

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