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jeudi 29 décembre 2016

Quand les douaniers posent des questions!

C’était l’une des nombreuses fois que l’on traversait aux USA pour une longue période. Par habitude, et expérience, j’avais réuni tous nos papiers que l’on tend au douanier avec politesse. Tout est prévu, tout est détaillé, tout est en règle.


Mais on est toujours prêt au pire. On ne le souhaite pas sauf que ça fait partie des risques. Quand on ne peut pas offrir de réservations pour tous les mois de notre séjour, quand on a des enfants d’âge scolaire et quand on est dans la classe ouvrière supposée être au travail à temps plein, on s’expose à des doutes, des suppositions et des questionnements.

Il y a deux scénarios possibles pour que le pire devienne réalité : La garde du passeport pour une entrevue plus personnelle et le refus d’entrer dans le pays hôte. 

Cette année, l’une de ces possiblités est devenue réelle : Le douanier a gardé nos passeports! On devait rendre les clés et se rendre dans le bâtiment principal. Ils avaient plus de questions auxquelles ils voulaient des réponses.

- Où on allait? Pourquoi?
- Avions-nous une preuve de résidence aux USA?
- Combien d’argent on avait en banque? 
- Avions-nous les autorisations pour l’école?
- Quels étaient nos liens avec le Canada?
- Comment on pouvait vivre aussi longtemps sans salaire?
- Est-ce que l’on avait un emploi qui nous attendait? Où?
- Était-ce notre premier voyage? Les derniers étaient quand? Où? Pour combien de temps?
- Pourquoi on entrait aux USA chaque année?

On a discuté, prouvé nos liens et nos liquidités. Ils ont fait des appels, vérifié nos dires. Après près d’une heure, on a récupéré nos passeports, les papier de nos véhicules et nos clés. On est maintenant avisé que l’an prochain, ils vérifiront à nouveau et que l’on devra encore prouver. La pile de papier que je tends au douanier sera plus épaisse, mais on sera prêt!

J’y repense et on était calme. Pendant que les vérifications se faisaient, on pensait aux autres plans possibles si on se voyait refuser l’entrée. Ce n’était pas catastrophique. Ça fait partie des risques et on le savait.

Ce que je garde en tête est à quel point la vérité nous a été nécessaire. Je sais que certaines familles ne disent pas tout à leur passage aux douanes. Ça semble plus simple de mentir, mais si il nous avait fallu prouver nos mensonges, nous n’aurions pas récupéré nos passeports. J’ai toujours donné le conseil de dire la vérité et je ne peux qu’avoir envie de le dire plus fort. Soyez francs, honnêtes et respecteux.

Et surtout.... Soyez prêts!

1 commentaire:

  1. En effet, on ne s'y fait jamais. Peur viscérale et lointaine de l'autorité.

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